Apéritif : 2 Quinquina

Publié le 5 Octobre 2010

Le quinquina est un arbuste à feuilles persistantes, originaire d’Amérique du Sud.

 

En 1635  la comtesse de Cinchon, épouse d'un vice-roi du Pérou  aurait été guérie d'une fièvre grâce à une plante à qui on donna le nom de cinchona. On disait aussi  « poudre de la comtesse » ou « poudre des Jésuites » car ce sont eux qui en avait découvert les propriétés. Rentrés en possession de ces écorces, il en faisaient grand usage dans Rome dont beaucoup d’habitants, à l’époque, étaient atteint de paludisme.

 

Le nom de Quinquina viendrait de "kina-kina", qui signifie "écorce des écorces" en péruvien.

 

Un siècle plus tard, l’Académie Royale des Sciences envoie une expédition scientifique au Pérou pour y faire l’étude du quinquina, de ses vertus, de la meilleure manière d’en extraire le suc fournissant le fameux médicament.

 

Voici un extrait de "Sur l'arbre du quinquina", publié par l'Académie royale en 1737 :

"Le meilleur quinquina, du moins le plus renommé, se recueille sur la montagne de Cajanuma située à deux lieuës & demie environ au sud de Loxa [Loja, actuellement en Équateur], c'est de là qu'a été tiré le premier qui fut rapporté en Europe"….

"On distingue communément trois espèces de quinquina quoique quelques-uns en comptent jusqu'à quatre ; le blanc, le jaune et le rouge : on m'avait dit à Loxa que ces trois espèces n'étoient différentes que par leur vertu, le blanc n'en ayant presque aucune, et le rouge l'emportant sur le jaune… »

[la collecte de l'écorce]  « On se sert pour cette opération, d'un couteau ordinaire dont on tient la lame à deux mains, l'ouvrier entame l'écorce à la plus grande hauteur où il peut atteindre, & pesant dessus il le conduit le plus bas qu'il peut...l'écorce après avoir été ôtée, doit être exposée au soleil plusieurs jours, et ne doit être emballée pour se bien conserver, que lorsqu'elle a perdu toute son humidité... »

 

Son écorce contient différents alcaloïdes dont la quinine qui a des propriétés médicinales importantes.

C’est l'antipaludéen naturel par excellence, dans son traitement préventif et curatif.

Mais, à très forte doses, elle peut devenir nocive.

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Vin au quinquina (1)

  • Dans un grand bocal qui ferme verser 1 l de vin rosé (de Provence de préférence)
  • Faire dissoudre 100 g de sucre (roux de préférence)
  • Ajouter 10 g de racine de gentiane
  • 10 g d'écorce de quinquina
  • 10 g d'écorce sèche d'orange amère
  • 1 reste de citron
  • 1 gousse de vanille fendue
  • 1 pincée de muscade
  • Fermer le bocal
  • Faire macérer pendant 15 jours
  • Filtrer
  • Ajouter 2 dl d'eau de vie
  • Mettre en bouteilles

 

Le vin du marquis

  • Dans une bonbonne, verser 5 l de vin rouge
  •  
  • Ajouter 20 g de bois de quinquina
  • Ajouter 3 oranges amères non traitées, lavées, essuyées et coupées en morceaux
  • Ajouter 3 oranges douces non traitées, lavées, essuyées et coupées en morceaux
  • Ajouter 1/2 noix de muscade râpée (personnellement je trouve que ça fait beaucoup)
  • Ajouter 2 bâtons de vanille fendus en deux
  • Ajouter 1,5 kg de sucre
  • Ajouter 1,25 l d'eau de vie à 45°
  • Laisser macérer pendant 7 jours
  • Remuer tous les jours
  • Filtrer
  • Mettre en bouteilles préalablement ebouillantées

 

 



Rédigé par la tite cuisto!

Publié dans #BOISSONS

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